Sur le chemin pour vaincre la peur avec Miguel Ruiz et Mel Robbins

vaincre la peur
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Vaincre la peur, ce n’est vraiment pas donné. La peur est omniprésente dans notre vie d’Homme. On a peur de mourir, peur de vivre, peur de perdre un être cher, peur de prendre la parole en public, peur de dire ce qu’on pense, peur d’accepter ce boulot qui pourrait faire décoller notre carrière professionnelle, peur de ce que les autres pensent de nous…Avant de créer ce blog, j’avais peur. J’avais peur d’investir dans ce qui pourrait être un échec ou de ne pas être en mesure de produire de bons articles. J’avais aussi peur de ne pas être lu. Mais si vous lisez cet article, c’est parce que que j’ai réussi à vaincre la peur avec l’aide de Don Miguel Ruiz et Mel Robbins. Je ne dis pas qu’aujourd’hui je suis libre de toute peur. Mais j’ai réussi à créer ce blog et à publier des articles . Cela est une grande victoire pour moi.

Vaincre la peur de l’échec est un cheminement. Dans cet article, je vous raconte le cheminement que j’ai suivi et que vous pouvez aussi suivre pour enfin passer à l’action. Ce chemin commence avec le deuxième accord Toltèque ( de Don Miguel Ruiz) qui établit les bases pour se détacher du sentiment d’être le nombril du monde et prend fin avec la règle des 5 secondes (de Mel Robbins) qui permet de passer à l’action avant même que la peur ne sache ce qu’on s’apprête à faire 🙂 .

Mais d’abord Essayons de comprendre la peur de l’échec d’un point de vue psychologique.

Comprendre la peur de l’échec

Selon Arash Javanbakht et Linda Saab (voir article), la peur est une réaction qui protège les organismes contre les menaces perçues pour leur intégrité ou leur existence. Pour Theo Tsaousides Ph.D, il y a plusieurs choses dont nous avons peur. Certaines sont spécifiques comme la peur de l’araignée, du serpent, etc… alors que d’autres sont plus générales comme avoir peur d’essayer de nouvelles choses ou dire ce qu’on pense aux autres. Parmi ces peurs, il y aurait une qui a un impact direct sur notre succès: la peur d’échouer. Cette dernière serait la réaction émotionnelle, cognitive et comportementale de notre anticipation aux conséquences négatives de l’échec.

Au cours d’une réunion, une idée géniale nous traverse l’esprit en une fraction de seconde. On sait au plus profond de nous que cette idée est géniale et qu’elle pourrait permettre de multiplier par 2 les ventes. Mais en un rien de temps, la pensée entre en action. Et si c’était la pire idée que quelqu’un puisse proposer? et si c’était une mauvaise idée? comment mes collègues me regarderont pour avoir oser proposer une telle idée? Et si mon boss balayait cette idée du revers de la main? ce serait la honte… Et si, et si , et si… de nombreuses questions assaillent notre cerveau. On anticipe l’échec. Le doute s’installe, on n’a plus vraiment envie de proposer cette idée. On se trouve des excuses et à la fin de la réunion on reste seul avec nos regrets. Notre cerveau, ce “traître” qui nous a empêché de prendre la parole nous juge maintenant de la façon la plus sévère. Voici le processus de la peur de l’échec: la projection de l’échec et de ses conséquences sur nous créant ainsi l’inaction de notre part.

Mais ça, vous le saviez certainement déjà. On le sait presque tous. Mais le savoir ne nous empêche pas de faire les mêmes choses. Au cours de la prochaine réunion, on a encore une belle idée, quelque chose d’important à dire. Mais le même processus se reproduire encore et encore.

Que faire donc maintenant qu’on sait ce qui se passe en nous?

Le deuxième accord toltèque pour vaincre la peur de l’échec

Don’t take anything personally (Ne prenez rien personnellement)

Don Miguel Ruiz (DEUXIÈME accord TOLTÈQUE)

Dans son livre les 4 accords toltèques, Miguel explique comment nous sommes conditionnés dès la naissance à essayer de faire plaisir aux autres. Enfants, nous sommes domestiqués comme le chien ou le chat: en cas de bonne action, l’enfant reçoit une récompense et est puni pour une mauvaise action. S’il agit bien on lui dira “tu es un bon enfant, tu es adorable” mais s’il agit mal, il aura droit à “tu es un mauvais enfant”. Il commence donc à avoir peur d’être puni et à ne pas recevoir de récompense (l’attention des parents, des amis). Ainsi se développe le besoin de plaire aux autres pour obtenir d’eux de l’attention, des bons jugements. Nous grandissons dans ces conditions et prétendons être ce que nous ne sommes pas juste pour plaire aux autres. Il donne dans son livre quatre accords qui permettent de sortir de tous les conditionnements auxquels nous avons été soumis depuis notre enfance. L’accord qui nous intéresse ici est le deuxième: “Ne prenez rien personnellement”.

En observant bien, on se rend compte que le problème avec l’échec c’est que nous le prenons personnellement. Nous pensons être responsables de tout. “si mon patron a rejeté aussi violemment cette idée, c’est parce qu’elle est stupide. Je ne propose que des idées stupides, je ne suis pas aussi brillant que les autres…”. Voici le genre de pensées que nous avons. Pourtant rien de ce que les autres font est à cause de nous. Chacun de nous agit selon son propre conditionnement. Jean peut vous insulter pour lui avoir piétiner les orteils tandis que Paul, lui vous sourira. Pour une même action, la réaction diffère d’une personne à l’autre parce que nous n’avons pas tous le même état d’esprit.

La réaction des uns et des autres n’a donc rien à voir avec nous. Si quelqu’un vous donne son opinion et vous dit “vous êtes un idiot”, vous ne devez pas le prendre personnellement parce que cette personne le dit en fonction de ses sentiments, ses croyances. Mais aussi si elle vous dit “vous êtes un esprit vraiment brillant”, vous ne devez pas aussi le prendre personnellement pour les mêmes raisons. Aujourd’hui on vous fait des éloges parce qu’on se sent bien et demain on vous insulte parce qu’on a des soucis. Rien ne doit donc être pris personnellement. Absolument rien.

Cet accord est vraiment important. En ne prenant rien personnellement, on se défait de ce que pensent les autres. On les laisse avec leurs pensées. Leurs pensées sont leurs pensées et n’ont rien à voir avec nous. Du coup si je lève mon doigt à une réunion et que je propose une idée qui est rejetée, je ne le prends pas personnellement. Ce que les autres pensent de ma proposition ne m’intéresse pas. Qu’ils trouvent que ce soit l’idée la plus brillante du siècle ou la pire idée du millénaire m’importe peu. Dans un tel état d’esprit, on n’a pas peur de dire ce qu’on pense ou de faire ce qu’on veut.

Petite astuce: Quand on découvre quelque chose d’intéressant, on est enthousiaste pendant quelques temps. Mais au fur et à mesure que les jours passent, on oublie et on reprend nos anciennes habitudes. Dans mon cas, pour toujours me souvenir de cet accord, j’ai crée un rappel avec mon téléphone. De 7h à 21h, à intervalle de deux heures, je reçois une notification “NE PRENDS RIEN PERSONNELLEMENT“. Comme ça je n’oublie pas.

La règle des 5 secondes pour agir avant même d’avoir peur

Maintenant que nous savons que nous ne devons rien prendre personnellement, il est temps de passer à l’action. C’est ce que Mel Robbins nous apprend dans son livre “La règle des 5 secondes“. Cette règle est vraiment simple mais puissante. Lorsque vous vous fixez des objectifs, vous verrez qu’au cours de la journée, les occasions se présenteront à vous afin de faire ce que vous désirez faire. Généralement, lorsque ces occasions se présentent la peur nous envahit et nous restons inactifs. Mel Robbins a remarqué que si on veut passer à l’action et qu’on attend plus de 5 secondes, on est envahit de pensées qui créent la peur en nous et nous poussent à ne pas agir. Si par contre, au moment de passer à l’action on compte 5, 4, 3, 2, 1 et on fonce, on n’a pas le temps d’avoir peur et on arrive à faire ce qu’on désire.

Prenons un exemple. Disons que vous désirez pouvoir exposer clairement vos points de vue lors des réunions. A la prochaine réunion, vous aurez une idée ou quelque chose à dire. A partir de ce moment, vous devez faire le décompte dans votre tête “5, 4 , 3, 2, 1” et dès que vous atteignez 1, vous vous lancez. Vous dites ce que vous avez à dire. Les nombreux témoignages de personnes appliquant cette méthode montrent qu’elle marche bien. Je l’utilise aussi et je peux vous assurer qu’elle fonctionne.

Selon Mel Robbins, cette méthode fonctionne parce qu’au moment de passer à l’action, le décompte de 5 à 1 distrait le cerveau. Cette distraction donnée au cerveau permet de ne pas se focaliser sur l’action à mener et de ne pas être envahi par le doute. On peut donc passer à l’action avant même d’avoir peur.

Conclusion

Sur le chemin pour vaincre la peur et passer à l’action, Don Miguel Ruiz nous apprend à ne rien prendre personnellement pour nous défaire de l’envie de plaire aux autres. Ajouté à cela, la règle des 5 secondes de Mel Robbins permet de foncer avant même d’y penser car la pensée tue l’action. Alors 5, 4, 3, 2, 1 … à vous de jouer.

Connaissez-vous d’autres méthodes pour vaincre la peur et passer à l’action? N’hésitez pas à les partager avec nous en commentaire.

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